SN 56.58
Mahāsamudda Sutta
— Le grand océan —
[ mahā: grand | samudda: océan ]

Une autre analogie avec l'océan pour comprendre les bienfaits incommensurables qu'apporte le fait d'acquérir la vue (i.e. l'entrée dans le courant).




Pāḷi



“seyyathāpi, bhikkhave, mahāsamudde udakaṃ parikkhayaṃ pariyādānaṃ gaccheyya ṭhapetvā dve vā tīṇi vā udakaphusitāni. taṃ kiṃ maññatha, bhikkhave, katamaṃ nu kho bahutaraṃ: yaṃ vā mahāsamudde udakaṃ parikkhīṇaṃ pariyādinnaṃ, yāni dve vā tīṇi vā udakaphusitāni avasiṭṭhānī”ti?

Français



Imaginez, bhikkhous, que l'eau du grand océan s'épuise et soit complètement consommée, sauf deux ou trois gouttes d'eau. Qu'en pensez-vous, bhikkhous, quel est le plus grand: l'eau du grand océan qui s'est épuisée et a été complètement consommée, ou les deux ou trois gouttes d'eau qui restent?

— “etadeva, bhante, bahutaraṃ mahāsamudde udakaṃ yadidaṃ parikkhīṇaṃ pariyādinnaṃ; appamattakāni dve vā tīṇi vā udakaphusitāni avasiṭṭhāni. saṅkhampi na upenti, upanidhampi na upenti, kalabhāgampi na upenti mahāsamudde udakaṃ parikkhīṇaṃ pariyādinnaṃ upanidhāya dve vā tīṇi vā udakaphusitāni avasiṭṭhānī”ti.

Bhanté, c'est l'eau du grand océan qui s'est épuisée et a été complètement consommée qui est la plus grande, tandis que les deux ou trois gouttes d'eau qui restent sont minimes. Comparées à l'eau du grand océan qui s'est épuisée et a été complètement consommée, les deux ou trois gouttes d'eau qui restent sont incalculable[ment plus petites], elles ne sont pas comparables, elles n'en représentent pas une fraction.

— “evameva kho, bhikkhave, ariyasāvakassa diṭṭhisampannassa puggalassa abhisametāvino etadeva bahutaraṃ dukkhaṃ yadidaṃ parikkhīṇaṃ pariyādinnaṃ; appamattakaṃ avasiṭṭhaṃ. saṅkhampi na upeti, upanidhampi na upeti, kalabhāgampi na upeti purimaṃ dukkhakkhandhaṃ parikkhīṇaṃ pariyādinnaṃ upanidhāya yadidaṃ sattakkhattuparamatā, yo ‘idaṃ dukkhan’ti yathābhūtaṃ pajānāti, ‘ayaṃ dukkhasamudayo’ti yathābhūtaṃ pajānāti, ‘ayaṃ dukkhanirodho’ti yathābhūtaṃ pajānāti, ‘ayaṃ dukkhanirodhagāminī paṭipadā’ti yathābhūtaṃ pajānāti”.

— De la même manière, bhikkhous, le mal-être qu'un noble disciple accompli en vue [correcte] et ayant pleinement compris a épuisé et consommé est le plus grand, tandis que ce qui reste est minime. Comparé à l'accumulation précédente de mal-être qui a été épuisée et consommée, c'est incalculable[ment plus petit], ça n'est pas comparable, ça n'en représente pas une fraction, puisque celui qui discerne, tel que c'est dans les faits: 'Voici le mal-être', qui discerne, tel que c'est dans les faits: 'Voici l'origine du mal-être', qui discerne, tel que c'est dans les faits: 'Voici la cessation du mal-être', qui discerne, tel que c'est dans les faits: 'Voici la voie menant à la cessation du mal-être' n'a au maximum que sept vies [à vivre].

tasmātiha, bhikkhave, ‘idaṃ dukkha’nti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkha·samudayo’ti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkha·nirodho’ti yogo karaṇīyo, ‘ayaṃ dukkha·nirodha·gāminī paṭipadā’ti yogo karaṇīyo ti.

C'est pourquoi, bhikkhous, le travail [de contemplation] est à faire: 'Voici le mal-être', le travail [de contemplation] est à faire: 'Voici l'origine du mal-être', le travail [de contemplation] est à faire: 'Voici la cessation du mal-être', le travail [de contemplation] est à faire: 'Voici la voie menant à la cessation du mal-être'.





Bodhi leaf


Traduction proposée par Rémy.

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Publié comme un don du Dhamma,
pour être distribué librement, à des fins non lucratives.
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Le traducteur n'est pas un expert en Pali, et afin d'éviter toute erreur se réfère à des traductions déjà existantes; il espère néanmoins que les erreurs qui peuvent se glisser dans la traduction ne sont que minimes.


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