SN 56.14
Ajjhattikāyatana Sutta
— Les sphères internes —

Une définition des quatre nobles vérités faisant appel aux six sphères (des sens) internes.




Pāḷi



“cattārimāni, bhikkhave, ariyasaccāni. katamāni cattāri? dukkhaṃ ariyasaccaṃ, dukkhasamudayaṃ ariyasaccaṃ, dukkhanirodhaṃ ariyasaccaṃ dukkhanirodhagāminī paṭipadā ariyasaccaṃ.

Français



Il y a, bhikkhous, ces quatre nobles vérités. Quelles sont ces quatre? La noble vérité du mal-être, la noble vérité de l'origine du mal-être, la noble vérité de la cessation du mal-être, et la noble vérité de la voie menant à la cessation du mal-être.

“katamañca, bhikkhave, dukkhaṃ ariyasaccaṃ? ‘cha ajjhattikāni āyatanānī’ tissa vacanīyaṃ. katamāni cha? cakkhāyatanaṃ, sotāyatanaṃ, ghānāyatanaṃ, jivhāyatanaṃ, kāyāyatanaṃ, manāyatanaṃ. idaṃ vuccati, bhikkhave, dukkhaṃ ariyasaccaṃ.

Et qu'est-ce, bhikkhous, que la noble vérité du mal-être? Les six sphères internes, devrait-on dire. Quelles sont ces six? La sphère de l'œil, la sphère de l'oreille, la sphère du nez, la sphère de la langue, la sphère du corps, et la sphère du mental. Voici, bhikkhous, ce qu'on appelle la noble vérité du mal-être.

“katamañca, bhikkhave, dukkhasamudayaṃ ariyasaccaṃ? yāyaṃ taṇhā ponobbhavikā nandirāgasahagatā tatratatrābhinandinī, seyyathidaṃ kāmataṇhā, bhavataṇhā, vibhavataṇhā. idaṃ vuccati, bhikkhave, dukkhasamudayaṃ ariyasaccaṃ.

Et qu'est-ce, bhikkhous, que la noble vérité de l'origine du mal-être? C'est cette appétence menant à la continuation de l'existence, liée à la complaisance et l'avidité, se complaisant ici et là, c'est-à-dire l'appétence pour la sensualité, l'appétence pour l'existence, l'appétence pour la non-existence. Voici, bhikkhous, ce qu'on appelle la noble vérité de l'origine du mal-être.

“katamañca, bhikkhave, dukkhanirodhaṃ ariyasaccaṃ? yo tassāyeva taṇhāya asesavirāganirodho cāgo paṭinissaggo mutti anālayo. idaṃ vuccati, bhikkhave, dukkhanirodhaṃ ariyasaccaṃ.

Et qu'est-ce, bhikkhous, que la noble vérité de la cessation du mal-être? C'est la disparition complète & cessation de cette même appétence, son abandon, le désintéressement à son égard, ainsi que la délivrance et le détachement par rapport à elle. Voici, bhikkhous, ce qu'on appelle la noble vérité de la cessation du mal-être.

“katamañca, bhikkhave, dukkhanirodhagāminī paṭipadā ariyasaccaṃ? ayameva ariyo aṭṭhaṅgiko maggo, seyyathidaṃ sammādiṭṭhi sammāsaṅkappo sammāvācā sammākammanto sammāājīvo sammāvāyāmo sammāsati sammāsamādhi. idaṃ vuccati, bhikkhave, dukkhanirodhagāminī paṭipadā ariyasaccaṃ.

Et qu'est-ce, bhikkhous, que la noble vérité de la voie menant à la cessation du mal-être? C'est cette noble voie à huit composantes, c'est-à-dire la vue correcte, l'aspiration correcte, la parole correcte, l'action correcte, les moyens de subsistance corrects, l'effort correct, la présence d'esprit correcte, et la concentration correcte. Voici, bhikkhous, ce qu'on appelle la noble vérité de la voie menant à la cessation du mal-être.

imāni kho, bhikkhave, cattāri ariyasaccāni.

Voici, bhikkhous, quelles sont ces quatre nobles vérités.





Bodhi leaf


Traduction proposée par Rémy.

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Le traducteur n'est pas un expert en Pali, et afin d'éviter toute erreur se réfère à des traductions déjà existantes; il espère néanmoins que les erreurs qui peuvent se glisser dans la traduction ne sont que minimes.


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