AN 5.50
Nārada Sutta
— Un discours du vénérable Narada —

Le roi Mounda est profondément chagriné par la mort de sa reine Bhadda et ne fait plus rien d'autre que s'abandonner au chagrin. Son trésorier l'encourage à aller voir le vénérable Narada, qui lui explique cinq choses que personne ne peut obtenir dans le monde, et le roi Mounda fait son deuil.




Pāḷi



ekaṃ samayaṃ āyasmā nārado pāṭaliputte viharati kukkuṭārāme. tena kho pana samayena muṇḍassa rañño bhaddā devī kālaṅkatā hoti piyā manāpā. so bhaddāya deviyā kālaṅkatāya piyāya manāpāya neva nhāyati na vilimpati na bhattaṃ bhuñjati na kammantaṃ payojeti, rattindivaṃ bhaddāya deviyā sarīre ajjhomucchito. atha kho muṇḍo rājā piyakaṃ kosārakkhaṃ āmantesi:

Français



En une occasion, le vénérable Narada séjournait près Patalipoutra, dans le parc aux coqs. En cette occasion-là, la reine Bhadda, qui était chère et plaisante au roi Mounda, était décédée. En raison du décès de la reine Bhadda, qui lui était chère et plaisante, il ne se lavait plus, ne s'oignait plus, ne mangeait plus ses repas et ne vaquait plus à ses occupations, [demeurant] jour et nuit en deuil auprès du corps de la reine Bhadda. Alors le roi Mounda s'adressa au trésorier Piyaka:

— “tena hi, samma piyaka, bhaddāya deviyā sarīraṃ āyasāya teladoṇiyā pakkhipitvā aññissā āyasāya doṇiyā paṭikujjatha, yathā mayaṃ bhaddāya deviyā sarīraṃ cirataraṃ passeyyāmā”ti.

— Cher Piyaka, dépose le corps de la reine Bhadda dans une cuve en fer remplie d'huile, et referme-la par une autre cuve en fer, afin qui je puisse voir le corps de la reine Bhadda pendant plus longtemps.

— “evaṃ, devā”ti kho piyako kosārakkho muṇḍassa rañño paṭissutvā bhaddāya deviyā sarīraṃ āyasāya teladoṇiyā pakkhipitvā aññissā āyasāya doṇiyā paṭikujji.

— Oui, votre majesté, répondit le trésorier Piyaka au roi Mounda. Il déposa ensuite le corps de la reine Bhadda dans une cuve en fer remplie d'huile, et l'enferma dans une autre cuve en fer.

atha kho piyakassa kosārakkhassa etadahosi: “imassa kho muṇḍassa rañño bhaddā devī kālaṅkatā piyā manāpā. so bhaddāya deviyā kālaṅkatāya piyāya manāpāya neva nhāyati na vilimpati na bhattaṃ bhuñjati na kammantaṃ payojeti, rattindivaṃ bhaddāya deviyā sarīre ajjhomucchito. kaṃ nu kho muṇḍo rājā samaṇaṃ vā brāhmaṇaṃ vā payirupāseyya, yassa dhammaṃ sutvā sokasallaṃ pajaheyyā”ti!

Alors le trésorier Piyaka se dit: 'La reine Bhadda, qui était chère et plaisante au roi Mounda, est décédée. En raison du décès de la reine Bhadda, qui lui était chère et plaisante, il ne se lave plus, ne s'oigne plus, ne mange plus ses repas et ne vaque plus à ses occupations, [demeurant] jour et nuit en deuil auprès du corps de la reine Bhadda. Quel renonçant ou brahmane le roi Mounda pourrait-il aller visiter, de telle manière qu'en ayant entendu son enseignement, il abandonne l'aiguillon du chagrin?'

atha kho piyakassa kosārakkhassa etadahosi: “ayaṃ kho āyasmā nārado pāṭaliputte viharati kukkuṭārāme. taṃ kho panāyasmantaṃ nāradaṃ evaṃ kalyāṇo kittisaddo abbhuggato: ‘paṇḍito viyatto medhāvī bahussuto cittakathī kalyāṇapaṭibhāno vuddho ceva arahā ca’. yaṃnūna muṇḍo rājā āyasmantaṃ nāradaṃ payirupāseyya, appeva nāma muṇḍo rājā āyasmato nāradassa dhammaṃ sutvā sokasallaṃ pajaheyyā”ti.

Alors le trésorier Piyaka se dit: 'Ce vénérable Narada séjourne près Patalipoutra, dans le parc aux coqs. Et la bonne réputation de ce vénérable Narada s'est répandue ainsi: 'Il est sage, compétent, intelligent, très instruit, il a des mots d'esprit, il est éloquent, mature et c'est un arahant.' Et si le roi Mounda allait visiter le vénérable Narada? Peut-être que s'il entend l'enseignement du vénérable Narada, il abandonnera l'aiguillon du chagrin.'

atha kho piyako kosārakkho yena muṇḍo rājā tenupasaṅkami; upasaṅkamitvā muṇḍaṃ rājānaṃ etadavoca:

Alors le trésorier Piyaka alla voir le roi Mounda et lui dit:

— “ayaṃ kho, deva, āyasmā nārado pāṭaliputte viharati kukkuṭārāme. taṃ kho panāyasmantaṃ nāradaṃ evaṃ kalyāṇo kittisaddo abbhuggato: ‘paṇḍito viyatto medhāvī bahussuto cittakathī kalyāṇapaṭibhāno vuddho ceva arahā ca’. yadi pana devo āyasmantaṃ nāradaṃ payirupāseyya, appeva nāma devo āyasmato nāradassa dhammaṃ sutvā sokasallaṃ pajaheyyā”ti.

Votre majesté, ce vénérable Narada séjourne près Patalipoutra, dans le parc aux coqs. Et la bonne réputation de ce vénérable Narada s'est répandue ainsi: 'Il est sage, compétent, intelligent, très instruit, il a des mots d'esprit, il est éloquent, mature et c'est un arahant.' Et si votre majesté allait visiter le vénérable Narada? Peut-être que si elle entend l'enseignement du vénérable Narada, elle abandonnera l'aiguillon du chagrin.

— “tena hi, samma piyaka, āyasmantaṃ nāradaṃ paṭivedehi. kathañhi nāma mādiso samaṇaṃ vā brāhmaṇaṃ vā vijite vasantaṃ pubbe appaṭisaṃvidito upasaṅkamitabbaṃ maññeyyā”ti!

— Dans ce cas, cher Piyaka, informes-en le vénérable Narada. Comment quelqu'un comme moi pourrait-il penser aller voir un renonçant ou un brahmane séjournant dans son royaume sans l'en informer auparavant!

— “evaṃ, devā”ti kho piyako kosārakkho muṇḍassa rañño paṭissutvā yenāyasmā nārado tenupasaṅkami; upasaṅkamitvā āyasmantaṃ nāradaṃ abhivādetvā ekamantaṃ nisīdi. ekamantaṃ nisinno kho piyako kosārakkho āyasmantaṃ nāradaṃ etadavoca:

— Oui, votre majesté, répondit le trésorier Piyaka. Il alla voir le vénérable Narada, lui rendit hommage, puis s'assit d'un côté. Une fois assis, il lui dit:

— “imassa, bhante, muṇḍassa rañño bhaddā devī kālaṅkatā piyā manāpā. so bhaddāya deviyā kālaṅkatāya piyāya manāpāya neva nhāyati na vilimpati na bhattaṃ bhuñjati na kammantaṃ payojeti, rattindivaṃ bhaddāya deviyā sarīre ajjhomucchito. sādhu, bhante, āyasmā nārado muṇḍassa rañño tathā dhammaṃ desetu yathā muṇḍo rājā āyasmato nāradassa dhammaṃ sutvā sokasallaṃ pajaheyyā”ti.

Bhanté, la reine Bhadda, qui était chère et plaisante au roi Mounda, est décédée. En raison du décès de la reine Bhadda, qui lui était chère et plaisante, il ne se lave plus, ne s'oigne plus, ne mange plus ses repas et ne vaque plus à ses occupations, [demeurant] jour et nuit en deuil auprès du corps de la reine Bhadda. Il serait bon, Bhanté, que le vénérable Narada enseigne le Dhamma au roi Mounda, de telle manière qu'ayant entendu l'enseignement du vénérable Narada, le roi Mounda abandonne l'aiguillon du chagrin.

— “yassadāni, piyaka, muṇḍo rājā kālaṃ maññatī”ti.

— Piyaka, que le roi Mounda fasse ce qui lui convient.

atha kho piyako kosārakkho uṭṭhāyāsanā āyasmantaṃ nāradaṃ abhivādetvā padakkhiṇaṃ katvā yena muṇḍo rājā tenupasaṅkami; upasaṅkamitvā muṇḍaṃ rājānaṃ etadavoca:

Alors le trésorier Piyaka, s'étant levé de son siège et ayant rendu hommage au vénérable Narada en le tenant sur sa droite, alla voir le roi Mounda et lui dit:

— “katāvakāso kho, deva, āyasmatā nāradena. yassadāni devo kālaṃ maññatī”ti.

Votre majesté, le vénérable Narada a donné son assentiment. Que le roi Mounda fasse ce qui lui convient.

— “tena hi, samma piyaka, bhadrāni bhadrāni yānāni yojāpehī”ti.

— Dans ce cas, cher Piyaka, fais préparer les véhicules les plus fastueux.

— “evaṃ, devā”ti kho piyako kosārakkho muṇḍassa rañño paṭissutvā bhadrāni bhadrāni yānāni yojāpetvā muṇḍaṃ rājānaṃ etadavoca

— Oui, votre majesté, répondit le trésorier Piyaka au roi Mounda. Puis, ayant fait préparer les véhicules les plus fastueux, il dit au roi Mounda:

— “yuttāni kho te, deva, bhadrāni bhadrāni yānāni. yassadāni devo kālaṃ maññatī”ti.

Votre majesté, les véhicules les plus fastueux sont prêts. Que le roi Mounda fasse ce qui lui convient.

atha kho muṇḍo rājā bhadraṃ yānaṃ abhiruhitvā bhadrehi bhadrehi yānehi yena kukkuṭārāmo tena pāyāsi mahaccā rājānubhāvena āyasmantaṃ nāradaṃ dassanāya. yāvatikā yānassa bhūmi yānena gantvā, yānā paccorohitvā pattikova ārāmaṃ pāvisi. atha kho muṇḍo rājā yena āyasmā nārado tenupasaṅkami; upasaṅkamitvā āyasmantaṃ nāradaṃ abhivādetvā ekamantaṃ nisīdi. ekamantaṃ nisinnaṃ kho muṇḍaṃ rājānaṃ āyasmā nārado etadavoca:

Alors s'étant installé dans un véhicule fastueux, le roi Mounda se mit en marche avec les véhicules les plus fastueux pour aller voir le vénérable Mounda au parc aux coqs, en grande pompe royale. Il alla avec son véhicule aussi loin que l'état du sol le permettait, puis descendit de son véhicule et se dirigea vers le parc à pied. Le roi Mounda alla voir le vénérable Narada, lui rendit hommage, puis s'assit d'un côté. Puis, tandis qu'il était assis là, le vénérable Narada lui dit:

“pañcimāni, mahārāja, alabbhanīyāni ṭhānāni samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṃ. katamāni pañca?

Maharaja, ces cinq états ne peuvent être obtenus par aucun renonçant ni brahmane, ni déva, ni Mara, ni Brahma, ni qui que ce soit dans le monde. Quels sont ces cinq?

‘jarādhammaṃ mā jīrī’ti alabbhanīyaṃ ṭhānaṃ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṃ. ‘byādhidhammaṃ mā byādhīyī’ti alabbhanīyaṃ ṭhānaṃ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṃ. ‘maraṇadhammaṃ mā mīyī’ti alabbhanīyaṃ ṭhānaṃ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṃ. ‘khayadhammaṃ mā khīyī’ti alabbhanīyaṃ ṭhānaṃ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṃ. ‘nassanadhammaṃ mā nassī’ti alabbhanīyaṃ ṭhānaṃ samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasmiṃ.

Aucun renonçant ni brahmane, ni déva, ni Mara, ni Brahma, ni qui que ce soit dans le monde ne peut obtenir que ce qui est par nature voué au vieillissement ne vieillisse pas. Aucun renonçant ni brahmane, ni déva, ni Mara, ni Brahma, ni qui que ce soit dans le monde ne peut obtenir que celui qui est par nature voué à la maladie ne tombe pas malade. Aucun renonçant ni brahmane, ni déva, ni Mara, ni Brahma, ni qui que ce soit dans le monde ne peut obtenir que ce qui est par nature voué à la mort ne meure pas. Aucun renonçant ni brahmane, ni déva, ni Mara, ni Brahma, ni qui que ce soit dans le monde ne peut obtenir que ce qui est par nature voué à la destruction ne soit pas détruit. Aucun renonçant ni brahmane, ni déva, ni Mara, ni Brahma, ni qui que ce soit dans le monde ne peut obtenir que ce qui est par nature voué à la disparition ne disparaisse pas.

“assutavato, mahārāja, puthujjanassa jarādhammaṃ jīrati. so jarādhamme jiṇṇe na iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa jarādhammaṃ jīrati, atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ jarādhammaṃ jīrati. ahañceva kho pana jarādhamme jiṇṇe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so jarādhamme jiṇṇe socati kilamati paridevati, urattāḷiṃ kandati, sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘assutavā puthujjano viddho savisena sokasallena attānaṃyeva paritāpeti’”.

Maharaja, pour un individu ordinaire sans instruction, ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit. Lorsque ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit, il ne considère pas ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit également. Et si, étant par nature voué au vieillissement je devais vieillir et être abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit, il est abattu, il est affligé, il se lamente, il se frappe la poitrine, il pleure et est en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un individu ordinaire sans instruction frappé par la flèche empoisonnée du chagrin, qui ne fait que se tourmenter lui-même.

puna caparaṃ, mahārāja, assutavato puthujjanassa byādhidhammaṃ byādhīyati. so byādhidhamme byādhīyaṭṭhe na iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa byādhidhammaṃ byādhīyati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ byādhidhammaṃ byādhīyati. ahañceva kho pana byādhidhamme byādhīyaṭṭhe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so byādhidhamme byādhīyaṭṭhe socati kilamati paridevati, urattāḷiṃ kandati, sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘assutavā puthujjano viddho savisena sokasallena attānaṃyeva paritāpeti’.

Ou bien, Maharaja, pour un individu ordinaire sans instruction, ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade. Lorsque ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade, il ne considère pas ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade également. Et si, étant par nature voué à la maladie je devais tomber malade et être abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade, il est abattu, il est affligé, il se lamente, il se frappe la poitrine, il pleure et est en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un individu ordinaire sans instruction frappé par la flèche empoisonnée du chagrin, qui ne fait que se tourmenter lui-même.

puna caparaṃ, mahārāja, assutavato puthujjanassa maraṇadhammaṃ mīyati. so maraṇadhamme mīyaṭṭhe na iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa maraṇadhammaṃ mīyati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ maraṇadhammaṃ mīyati. ahañceva kho pana maraṇadhamme mīyaṭṭhe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so maraṇadhamme mīyaṭṭhe socati kilamati paridevati, urattāḷiṃ kandati, sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘assutavā puthujjano viddho savisena sokasallena attānaṃyeva paritāpeti’.

Ou bien, Maharaja, pour un individu ordinaire sans instruction, ce qui est par nature voué à la mort meurt. Lorsque ce qui est par nature voué à la mort meurt, il ne considère pas ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué à la mort meurt. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué à la mort meurt également. Et si, étant par nature voué à la mort je devais mourir et être abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué à la mort meurt, il est abattu, il est affligé, il se lamente, il se frappe la poitrine, il pleure et est en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un individu ordinaire sans instruction frappé par la flèche empoisonnée du chagrin, qui ne fait que se tourmenter lui-même.

puna caparaṃ, mahārāja, assutavato puthujjanassa khayadhammaṃ khīyati. so khayadhamme khīyaṭṭhe na iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa khayadhammaṃ khīyati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ khayadhammaṃ khīyati. ahañceva kho pana khayadhamme khīyaṭṭhe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so khayadhamme khīyaṭṭhe socati kilamati paridevati, urattāḷiṃ kandati, sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘assutavā puthujjano viddho savisena sokasallena attānaṃyeva paritāpeti’.

Ou bien, Maharaja, pour un individu ordinaire sans instruction, ce qui est par nature voué à la destruction est détruit. Lorsque ce qui est par nature voué à la destruction est détruit, il ne considère pas ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué à la destruction est détruit. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué à la destruction est détruit également. Et si, étant par nature voué à la destruction je devais être détruit et abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué à la destruction est détruit, il est abattu, il est affligé, il se lamente, il se frappe la poitrine, il pleure et est en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un individu ordinaire sans instruction frappé par la flèche empoisonnée du chagrin, qui ne fait que se tourmenter lui-même.

puna caparaṃ, mahārāja, assutavato puthujjanassa nassanadhammaṃ nassati. so nassanadhamme naṭṭhe na iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa nassanadhammaṃ nassati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ nassanadhammaṃ nassati. ahañceva kho pana nassanadhamme naṭṭhe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so nassanadhamme naṭṭhe socati kilamati paridevati, urattāḷiṃ kandati, sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘assutavā puthujjano viddho savisena sokasallena attānaṃyeva paritāpeti’.

Ou bien, Maharaja, pour un individu ordinaire sans instruction, ce qui est par nature voué à la disparition disparaît. Lorsque ce qui est par nature voué à la disparition disparaît, il ne considère pas ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué à la disparition disparaît. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué à la disparition disparaît également. Et si, étant par nature voué à la disparition je devais disparaître et être abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué à la disparition disparaît, il est abattu, il est affligé, il se lamente, il se frappe la poitrine, il pleure et est en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un individu ordinaire sans instruction frappé par la flèche empoisonnée du chagrin, qui ne fait que se tourmenter lui-même.

sutavato ca kho, mahārāja, ariyasāvakassa jarādhammaṃ jīrati. so jarādhamme jiṇṇe iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa jarādhammaṃ jīrati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ jarādhammaṃ jīrati. ahañceva kho pana jarādhamme jiṇṇe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so jarādhamme jiṇṇe na socati na kilamati na paridevati, na urattāḷiṃ kandati, na sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘sutavā ariyasāvako abbahi savisaṃ sokasallaṃ, yena viddho assutavā puthujjano attānaṃyeva paritāpeti; asoko visallo ariyasāvako attānaṃyeva parinibbāpeti’ti

Maharaja, pour un noble disciple instruit, ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit également. Lorsque ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit, il considère ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit également. Et si, étant par nature voué au vieillissement je devais vieillir et être abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué au vieillissement vieillit, il n'est pas abattu, il n'est pas affligé, il ne se lamente pas, il ne se frappe pas la poitrine, il ne pleure pas et n'est pas en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un noble disciple instruit qui a retiré la flèche empoisonnée du chagrin frappé par laquelle un individu ordinaire sans instruction ne fait que se tourmenter lui-même. Sans chagrin, ayant retiré la flèche, un noble disciple instruit s'éteint lui-même complètement.

puna caparaṃ, mahārāja, sutavato ariyasāvakassa byādhidhammaṃ byādhīyati. so byādhidhamme byādhīyaṭṭhe iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa byādhidhammaṃ byādhīyati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ byādhidhammaṃ byādhīyati. ahañceva kho pana byādhidhamme byādhīyaṭṭhe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so byādhidhamme byādhīyaṭṭhe na socati na kilamati na paridevati, na urattāḷiṃ kandati, na sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘sutavā ariyasāvako abbuhi savisaṃ sokasallaṃ, yena viddho assutavā puthujjano attānaṃyeva paritāpeti; asoko visallo ariyasāvako attānaṃyeva parinibbāpetī’ti.

Ou bien, Maharaja, pour un noble disciple instruit, ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade. Lorsque ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade, il considère ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade également. Et si, étant par nature voué à la maladie je devais tomber malade et être abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué à la maladie tombe malade, il n'est pas abattu, il n'est pas affligé, il ne se lamente pas, il ne se frappe pas la poitrine, il ne pleure pas et n'est pas en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un noble disciple instruit qui a retiré la flèche empoisonnée du chagrin frappé par laquelle un individu ordinaire sans instruction ne fait que se tourmenter lui-même. Sans chagrin, ayant retiré la flèche, un noble disciple instruit s'éteint lui-même complètement.

puna caparaṃ, mahārāja, sutavato ariyasāvakassa maraṇadhammaṃ mīyati. so maraṇadhamme mīyaṭṭhe iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa maraṇadhammaṃ mīyati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ maraṇadhammaṃ mīyati. ahañceva kho pana maraṇadhamme mīyaṭṭhe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so maraṇadhamme mīyaṭṭhe na socati na kilamati na paridevati, na urattāḷiṃ kandati, na sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘sutavā ariyasāvako abbuhi savisaṃ sokasallaṃ, yena viddho assutavā puthujjano attānaṃyeva paritāpeti; asoko visallo ariyasāvako attānaṃyeva parinibbāpetī’ti.

Ou bien, Maharaja, pour un noble disciple instruit, ce qui est par nature voué à la mort meurt. Lorsque ce qui est par nature voué à la mort meurt, il considère ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué à la mort meurt. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué à la mort meurt également. Et si, étant par nature voué à la mort je devais mourir et être abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué à la mort meurt, il n'est pas abattu, il n'est pas affligé, il ne se lamente pas, il ne se frappe pas la poitrine, il ne pleure pas et n'est pas en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un noble disciple instruit qui a retiré la flèche empoisonnée du chagrin frappé par laquelle un individu ordinaire sans instruction ne fait que se tourmenter lui-même. Sans chagrin, ayant retiré la flèche, un noble disciple instruit s'éteint lui-même complètement.

puna caparaṃ, mahārāja, sutavato ariyasāvakassa khayadhammaṃ khīyati. so khayadhamme khīyaṭṭhe iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa khayadhammaṃ khīyati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ khayadhammaṃ khīyati. ahañceva kho pana khayadhamme khīyaṭṭhe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so khayadhamme khīyaṭṭhe na socati na kilamati na paridevati, na urattāḷiṃ kandati, na sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘sutavā ariyasāvako abbuhi savisaṃ sokasallaṃ, yena viddho assutavā puthujjano attānaṃyeva paritāpeti; asoko visallo ariyasāvako attānaṃyeva parinibbāpetī’ti.

Ou bien, Maharaja, pour un noble disciple instruit, ce qui est par nature voué à la destruction est détruit. Lorsque ce qui est par nature voué à la destruction est détruit, il considère ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué à la destruction est détruit. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué à la destruction est détruit également. Et si, étant par nature voué à la destruction je devais être détruit et abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué à la destruction est détruit, il n'est pas abattu, il n'est pas affligé, il ne se lamente pas, il ne se frappe pas la poitrine, il ne pleure pas et n'est pas en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un noble disciple instruit qui a retiré la flèche empoisonnée du chagrin frappé par laquelle un individu ordinaire sans instruction ne fait que se tourmenter lui-même. Sans chagrin, ayant retiré la flèche, un noble disciple instruit s'éteint lui-même complètement.

puna caparaṃ, mahārāja, sutavato ariyasāvakassa nassanadhammaṃ nassati. so nassanadhamme naṭṭhe iti paṭisañcikkhati: ‘na kho mayhevekassa nassanadhammaṃ nassati; atha kho yāvatā sattānaṃ āgati gati cuti upapatti sabbesaṃ sattānaṃ nassanadhammaṃ nassati. ahañceva kho pana nassanadhamme naṭṭhe soceyyaṃ kilameyyaṃ parideveyyaṃ, urattāḷiṃ kandeyyaṃ, sammohaṃ āpajjeyyaṃ, bhattampi me nacchādeyya, kāyepi dubbaṇṇiyaṃ okkameyya, kammantāpi nappavatteyyuṃ, amittāpi attamanā assu, mittāpi dummanā assū’ti. so nassanadhamme naṭṭhe na socati na kilamati na paridevati, na urattāḷiṃ kandati, na sammohaṃ āpajjati. ayaṃ vuccati, mahārāja: ‘sutavā ariyasāvako abbuhi savisaṃ sokasallaṃ, yena viddho assutavā puthujjano attānaṃyeva paritāpeti; asoko visallo ariyasāvako attānaṃyeva parinibbāpetī’ti.

Ou bien, Maharaja, pour un noble disciple instruit, ce qui est par nature voué à la disparition disparaît. Lorsque ce qui est par nature voué à la disparition disparaît, il ne considère pas ceci: 'Je ne suis pas le seul pour qui ce qui est par nature voué à la disparition disparaît. Pour tous les êtres qui viennent et s'en vont, qui trépassent et réapparaissent, ce qui est par nature voué à la disparition disparaît également. Et si, étant par nature voué à la disparition je devais disparaître et être abattu, affligé, si je devais me lamenter, me frapper la poitrine, pleurer et être en proie à la confusion, je n'apprécierais pas ma nourriture, mon corps deviendrait laid, je ne remplirais pas mes tâches, mes ennemis seraient ravis et mes amis seraient attristés.' Et lorsque ce qui est par nature voué à la disparition disparaît, il n'est pas abattu, il n'est pas affligé, il ne se lamente pas, il ne se frappe pas la poitrine, il ne pleure pas et n'est pas en proie à la confusion. Voici, Maharaja, ce qu'on appelle un noble disciple instruit qui a retiré la flèche empoisonnée du chagrin frappé par laquelle un individu ordinaire sans instruction ne fait que se tourmenter lui-même. Sans chagrin, ayant retiré la flèche, un noble disciple instruit s'éteint lui-même complètement.

imāni kho, mahārāja, pañca alabbhanīyāni ṭhānāni samaṇena vā brāhmaṇena vā devena vā mārena vā brahmunā vā kenaci vā lokasminti.

Voici, Maharaja, quels sont ces cinq états qui ne peuvent être obtenus par aucun renonçant ni brahmane, ni déva, ni Mara, ni Brahma, ni qui que ce soit dans le monde.

...

(Une récapitulation en vers n'a pas été traduite)

evaṃ vutte muṇḍo rājā āyasmantaṃ nāradaṃ etadavoca:

Lorsque cela fut dit, le roi Mounda dit au vénérable Narada:

— “ko nāmo ayaṃ, bhante, dhammapariyāyo”ti?

Bhanté, quel est le nom de cet exposé du Dhamma?

— “sokasallaharaṇo nāma ayaṃ, mahārāja, dhammapariyāyo”ti.

— Maharaja, le nom de cet exposé du Dhamma est le retrait de l'aiguillon du chagrin.

— “taggha, bhante, sokasallaharaṇo! imañhi me, bhante, dhammapariyāyaṃ sutvā sokasallaṃ pahīnan”ti.

— Assurément, Bhanté, c'est le retrait de l'aiguillon du chagrin! Bhanté, en entendant cet exposé du Dhamma, l'aiguillon du chagrin a été abandonné.

atha kho muṇḍo rājā piyakaṃ kosārakkhaṃ āmantesi:

Ensuite, le roi Mounda dit au trésorier Piyaka:

— “tena hi, samma piyaka, bhaddāya deviyā sarīraṃ jhāpetha; thūpañcassā karotha. ajjatagge dāni mayaṃ nhāyissāma ceva vilimpissāma bhattañca bhuñjissāma kammante ca payojessāmā”ti.

— Dans ce cas, cher Piyaka, fais brûler le corps de la reine Bhadda et érige un mémorial. A partir d'aujourd'hui, je me laverai, je m'oindrai, je mangerai mes repas et je vaquerai à mes occupations.





Bodhi leaf


Traduction proposée par Rémy.

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Publié comme un don du Dhamma,
pour être distribué librement, à des fins non lucratives.
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Le traducteur n'est pas un expert en Pali, et afin d'éviter toute erreur se réfère à des traductions déjà existantes; il espère néanmoins que les erreurs qui peuvent se glisser dans la traduction ne sont que minimes.



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